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Célébration de la deuxième journée mondiale contre la traite des êtres humains 30 juillet 2015

Note pour la presse

Célébration de la deuxième journée mondiale contre la traite des êtres humains

 30 juillet 2015

A l’occasion de la deuxième journée mondiale contre la traite des êtres humains, l’Observatoire Haïtien sur la Traite et le Trafic de personnes dénonce toute les organisations criminelles qui utilisent la pauvreté et la vulnérabilité des personnes pour faire des sources de revenus. Plus de 130 pays dans le monde sont touchés par la traite et le trafic et 2,5 millions de personnes sont victimes. Hommes, femmes et enfants tombent aux mains de trafiquants dans leur pays et à l’étranger. Tous les États sont affectés par la traite des êtres humains, que ce soit un pays d’origine, de transit ou de destination des victimes.

Chaque année, environ 500 000 personnes, en particulier des femmes et enfants, sont recrutées et exploitées en Europe de diverses manières : exploitation sexuelle, travail et mendicité forcés, esclavage domestique, ou encore incitation à commettre des délits. La traite des êtres humains est un crime grave : selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), elle constituerait la troisième forme de trafic la plus répandue dans le monde, après le trafic de drogues et le trafic d’armes avec 32 milliards de dollars par ans.

Les femmes et les filles représentent 80 %, et les enfants entre 20 et 25 % des victimes. La traite des enfants a lieu dans toutes les régions du monde et dans certains pays, c’est la forme de traite la plus courante. L’exploitation sexuelle représente environ 80 % des cas connus. Selon les spécialistes, la traite aux fins du travail forcé est un phénomène largement sous-estimé, ou alors fait et le plus souvent fait l’objet de poursuites au titre d’autres infractions. Dans 30 % des pays où l’on dispose de données sur le sexe des auteurs de la traite, les personnes condamnées pour des infractions liées à la traite sont majoritairement des femmes (UNODC, 2009).

En 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le Plan d’action mondial pour la lutte contre la traite des personnes, exhortant les gouvernements à prendre des mesures concertées et concrètes pour contrer ce fléau. Le Plan a pour objectif  d’intégrer la lutte contre la traite des personnes aux programmes élargis de l’ONU afin d’accélérer le développement et renforcer la sécurité mondiale.

Le 18 décembre 2013, l’Assemblée générale a tenu une réunion de haut niveau pour évaluer le Plan d’action mondial. Les États Membres ont également adopté la résolution 68/192 et proclamé le 30 juillet « Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains ». L’objectif de cette journée est de faire connaitre la situation des victimes de la traite humaine, promouvoir et protéger leurs droits.

 

Haïti est un pays d’origine, de transit et de destination pour les hommes, les femmes et les enfants victimes de la traite des personnes à des fins de travail forcé et d’exploitation sexuelle. La majorité des cas de traite des personnes en Haïti concernent les quelque 150 000 à 500 000 enfants en servitude domestique chez des particuliers à travers tout le pays. En plus d’être soumis au travail forcé, ces enfants sont vulnérables à des châtiments corporels, des agressions sexuelles et d’autres sévices par des membres des familles chez qui ils habitent.

Il convient de rappeler que l’Observatoire sur la traite et le trafic de personnes qui  regroupe des institutions travaillant dans le secteur des droits humains, s’est donné pour mission d’investiguer, de systématiser et de diffuser des données significatives permettant d’influencer la problématique de la traite et du trafic de personnes en Haïti

Recommandations à l’Etat Haïtien

Recommandation de l’Observatoire Haïtien sur la traite et le trafic de personnes à l’ occasion de la deuxième journée mondiale contre la traite et le trafic de personnes dans le monde et commémorer pour la première fois en Haïti, fait les recommandations suivantes aux acteurs concernés :

1- Prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en application la loi en vigueur contre tout individu, association criminelle impliqué dans ce genre de crime.

2- Accorder une importance fondamentale à la prévention contre ce phénomène qui ronge notre société.

3- Chercher une stratégie de collaboration intersectorielle et faire une meilleure coordination des services le plus efficace afin de prévenir la traite et répondre adéquatement aux besoins des victimes.

4- Demander à président Michel Joseph Martelly de faire sortir l’arrêté présidentielle pour rendre légitime la commission de la mise en œuvre de loi sur la traite de personnes lancer depuis le mois de mars dernier.

5-  Programmer des investissements dans le budget national et au niveau des coopérations internationales pour supporter une politique de réinsertion social en faveur des victimes et des actions préventives.

Pour la société civile

L’Observatoire haïtien lance un appel à tous les secteurs de la vie nationale à rejoindre dans des actions concertés afin de trouver des résultats efficace dans la lutte pour éradiquer la traite et le trafic de personnes dans le pays.

 

Leronel MORTIME

Coordonnateur de l’Observatoire

Téléphone : 38046476

Se lanza capítulo nacional del ObservaLAtrata en Haití

En una cita a la que asistieron más de 50 representantes de organizaciones de la sociedad civil, la academia, el sistema judicial en Haití,  cancillería y funcionarios nacionales e internacionales, el Centro para la Observación Migratoria y el Desarrollo Social en el Caribe (OBMICA), en representación de ObservaLAtrata en Republica Dominicana, fue invitado por homólogos en el país vecino a participar en el conversatorio del 20 de marzo de 2015 en el Hotel Plaza, Place de Champ de Mars, Puerto Príncipe. En dicho encuentro dejaron constituido el Capítulo Nacional del Observatorio Latinoamericano sobre Trata y Tráfico de Personas (ObservaLAtrata), acompañado por la Universidad Episcopal, que será coordinado en el país por Leronel Mortimé durante los primeros años de funcionamiento.

En el evento participaron más de 40 representantes de  diferentes medios de comunicación. ObservaLAtrata es un espacio regional de articulación de diversos actores que busca la producción colectiva de conocimientos para incidir en la prevención, persecución, erradicación de la trata y tráfico de personas en el continente y la protección integral de sus víctimas. En el conversatorio, los y las ponentes presentaron una diversidad de perspectivas sobre la temática, conformando así un panorama actualizado sobre el fenómeno, incluyendo las siguientes aristas:

• Protección de las víctimas de la trata de personas en un escenario global (Visión Mundial, Haití),

 • trata y tráfico ilícito de migrantes en el contexto de la defensa de los derechos humanos en Haití (La Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains, POHDH),

• Tráfico ilícito y trata de personas y Haití (Organización Internacional para las Migraciones, OIM Haití),

 • Persecución penal de la trata y el tráfico de personas en Haiti (Ministerio Público, Haití),

• Perspectiva binacional y regional de la temática (ObservaLAtrata, Republica Dominicana)

El evento marcó una colaboración entre homólogos de ambos lados de la isla que comparten el objetivo de seguir profundizando y laborando en temas de migración, trata y tráfico. Bridget Wooding, directora del OBMICA, que actualmente ostenta la coordinación de ObservaLAtrata Republica Dominicana, precisó, “Es un compromiso de ObservaLAtrata, Republica Dominicana mancomunar esfuerzos con este Capítulo hermano en Haití con miras a sistematizar informaciones y coordinar esfuerzos, notablemente en el ámbito fronterizo. Aunque Republica Dominicana cuenta con legislación en la materia desde 2003, es apenas en 2013 que se estableció una Procuraduría especializada en el tema para reforzar la persecución debida de  los perpetradores de delitos en esta materia. Hay una interacción entre trata y tráfico, que es violencia en sí, pero tiene connotaciones especiales de violencia contra las mujeres y niños, por lo cual el tema es de especial interés para los defensores de los derechos de estos grupos.”

La jueza Mme. Norah François, hizo un análisis de la nueva ley sobre el combate de la trata de personas en Haití, adoptada a mediados de 2014, destacando que es una ventaja que solamente enfoca la trata (y no el tráfico il Republica Dominicana) puede prestarse a la confusión. Además, subrayó la importancia de la legislación en Haití para la lucha contra el sistema cultural arraigado de restavek (niños y sobre todo niñas en el trabajo doméstico no remunerado). Afirmó: “Es una ley que nos da herramientas para perseguir las violaciones de los derechos de niños y niñas, abusados como restavek, pero hay que divulgar al máximo su alcance en todos los sectores de la sociedad haitiana para garantizar el conocimiento de dicha ley  y así propiciar su implementación”.

El Coordinador ObservaLAtrata en Haití, Leronel Mortimé, cerró el evento recordando que las funciones primordiales del espacio son: recopilar todas las investigaciones relevantes; emprender nuevas investigaciones para llenar cualquier vacío; animar una articulación de actores en un sentido amplio; y hacer acciones de incidencia política y formación.

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